Supposez que vous êtes tombée dans un repaire de bandits, et que votre courage seul peut vous tirer d'affaire que votre sangfroid seul peut vous sauver. Ma mère, malgré sa préférence pour Kostaki, le fils de son amour, est bonne et généreuse, D'ailleurs, c'est une Brankovan, c'estàdire une vraie princesse, Vous la verrez . elle vous défendra des brutales passions de Kostaki. Mettezvous sous sa protection . vous êtes belle, elle vous aimera. D'ailleurs (il me regarda avec une expression indéfinissable) qui pourrait vous voir et ne pas vous aimer . Venez maintenant dans la salle du souper, où elle nous attend. sac vanessa bruno pas cher Ne montrez ni embarras ni défiance . parlez en polonais . personne ne connaît cette langue ici . je traduirai vos paroles à ma mère, et, soyez tranquille, je ne dirai que ce qu'il faudra dire, Surtout, pas un mot sur ce que je viens de vous révéler . qu'on ne se doute pas que nous nous entendons. Vous ignorez encore la ruse et la dissimulation du plus sincère entre nous. Venez. imitation vanessa bruno Je le suivis dans cet escalier, éclairé par des torches de résine brûlant à des mains de fer qui sortaient des murailles. Il était évident que c'était pour moi qu'on avait fait cette illumination inaccoutumée, Nous arrivâmes à la salle à manger. Aussitôt que Grégoriska en eut ouvert la porte, et eut, en moldave,XIII LE CHÂTEAU DE BRANKOVAN. 131Page 135 Les mille et un fantomesprononcé un mot, que j'ai su depuis vouloir dire . l'étrangère, une grande femme s'avança vers nous. C'était la princesse Brankovan. Elle portait ses cheveux blancs nattés autour de sa tête . imitation sac vanessa bruno elle était coiffée d'un petit bonnet de martezibeline, surmonté d'une aigrette, témoignage de son origine princière, Elle portait une espèce de tunique de drap d'or, au corsage semé de pierreries, recouvrant une longue robe d'étoffe turque, garnie de fourrure pareille à celle du bonnet. Elle tenait à la main un chapelet à grains d'ambre, qu'elle roulait trèsvite entre ses doigts. À côté d'elle était Kostaki, portant le splendide et majestueux costume magyare, sous lequel il me sembla plus étrange encore, C'était une robe de velours vert, à larges manches, tombant audessous du genou. Des pantalons de cachemire rouge, des babouches de marocain brodées d'or . sa tête était découverte, et ses longs cheveux, bleus à force d'être noirs, tombaient sur son cou nu, qu'accompagnait seulement le léger filet blanc d'une chemise de soie, Il me salua gauchement, et prononça, en moldave, quelques paroles qui restèrent inintelligibles pour moi. Vous pouvez parler français, mon frère, dit Grégoriska, madame est Polonaise, et entend cette langue, Alors, Kostaki prononça, en français, quelques paroles presque aussi inintelligibles pour moi que celles qu'il avait prononcées en moldave . mais la mère, étendant gravement le bras, les interrompit.